Syndicat des Banques &
Sociétés Financières d'Alsace
Fédération
des Banques
Strasbourg, le 30 avril 2010
INTERESSEMENT 2009 : L'HEURE DES COMPTE !
L'entrée ou la sortie ?
Conformément
à l'accord de juin 2007 & son avenant de 2008 que nous avons
signés, nous avons été reçus le 27.04.10
par le trio Isabelle Mengin,
directeur des Ressources Humaines, Nicolas Vanderschaeve, directeur du
Contrôle de Gestion & Marion-Jacques Bergthold, membre du
directoire en charge du Pôle Ressources, afin de débattre
sur les chiffres relatifs à la prime d'intéressement
au titre de l'exercice 2009 Cf. notre tract du 15.04.10 consultable ici et payable en mai prochain.
Si la discussion a
tournée court très rapidement pour certains, ce que nous
pouvons comprendre notamment de la part de non signataires, nous sommes
restés droits dans nos bottes, en repoussant la proposition du
célèbre adage "courage : fuyons", qui ne semble
d'ailleurs plus faire recette en CEA.
Un os à ronger ?
Il s'en est suivi un
débat fort intéressant qui a largement
dépassé les mathématiques financières dans
lesquelles nos interlocuteurs auraient bien aimé nous conduire,
afin de faire passer la pilule du 1,09 mois de salaire net en moyenne en lieu et place du 1,53
mois tant attendu et mérité par le personnel et son
engagement sans faille, en pleine crise financière de 2009,
à redorer le blason quelque peu terni de l'Ecureuil alsacien.
Il est vrai que si
nous étions restés cantonnés dans le piège
tendu par le maintien des critères de 2007, nous
convenons, comme nos dirigeants, qu'il nous aurait été
bien difficile d'annoncer à nos troupes le versement de 0,15
mois de salaire. Pour autant, après leur avoir expliqué
le fonctionnement de notre organisation syndicale et de nos structures,
nous avons fait comprendre à nos interlocuteurs
l'importance de la responsabilité sociale de
la signature, par le 2ème syndicat de la maison et le 1er
syndicat d'Alsace, et de l'accord de 2007 cliquez ici, et celle de l'avenant de
2008 cliquez là.
Si nos dirigeants ont
compris le message, notamment eu égard aux intéressements
versés dans les autres banques de la place, nos 7% de la masse salariale restent et de loin bien en deçà et des 20 % autorisés par la loi et de la moyenne versée par les autres banques de la place.
L'aile ou la cuisse ?
Aussi, loin des
tergiversations habituelles et coutumières de la maison,
nous avons proposé à nos interlocuteurs d'engager la
réflexion, sous délais de 96H00 soit
d'ici le 1er mai prochain, en y associant le directoire dans son
intégralité, sur les revendications suivantes :
versement d'un complément d'intéressement, à hauteur de l'engagement sans faille de l'ensemble du personnel, toutes tendances confondues,
gel des critères "diviseurs" du
fait de la crise financière sans précédent hormis
1929 et du new deal que les salarié(e)s mettent en oeuvre depuis
l'arrivée de Jean-Pierre Deramecourt & son staff, en 2007,
abondement de l'employeur, dans le cadre du Plan Epargne Entreprise,
versement d'une prime exceptionnelle Mysys
à toutes et tous, en complément de celle
réservée aux membres de l'équipe projet
décidée lors de la NAO de 2009 et confirmée
par Marion-Jacques Bergthold, comme celle octroyée lors de la
migration informatique de 2003 par Gérard Lunel,
dans le prolongement des félicitations
réitérées par les responsables d'unités et
hiérarchiques sur l'actuel engagement sans faille des
équipes et l'argument de tenir bon encore 4 semaines, la prise en compte des heures supplémentaires de toutes et tous,
au même titre que les mesures exceptionnelles obtenues,
grâce à une dynamique intersyndicale lors du CHSCT du
13.04.10, dans le cadre de l'organisation de la bascule.
L'heure des comptes a sonné !
Notre trio a maintenant la responsabilité de porter parole
auprès du directoire de l'intégralité de nos
revendications, car comme le dit "la 2ème 'Internationale"
parfois entonnée par notre ancien président Gérard
Lunel lors des négociations, " Soufflons nous-mêmes notre
forge, battons le fer quand il est chaud".
La raison doit l'emporter, la reconnaissance de l'engagement sans
faille du personnel est son prix, devant une migration informatique qui doit
réussir.